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Politique commerciale américaine

Un dossier préparé par David Dagenais en collaboration avec Gabriel Goyette


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Résumé

Arrivée au pouvoir en pleine crise économique et pressée de réformer le système de santé, l’Administration Obama a relégué la politique commerciale et ses orientations au second rang de ses priorités. Son premier discours sur l’État de l’Union (27 janvier 2010) fut l’occasion pour le président Obama de réaffirmer la vocation commerciale des Etats-Unis et de lancer une initiative destinée à soutenir les exportations américaines. Appelée, Initiative nationale pour les exportations (INE), elle vise à doubler la valeur des exportations au cours de la période 2010-2015 et répond au triple objectif de rééquilibrer les comptes extérieurs des Etats-Unis, de soutenir la reprise économique par les exportations et de jouer à armes égales avec la concurrence sur les marchés internationaux. Cette initiative laisse entrevoir d’autres changements à venir, plus importants encore.

Tout d’abord, on dénote un très net changement d’attitude en matière d’ouverture et de négociation commerciale par rapport à l’administration précédente. Sans négliger les droits des entreprises et la défense de leurs intérêts commerciaux, au demeurant réaffirmés, le gouvernement américain cherche à conclure des accords commerciaux qui répondent mieux aux préoccupations sociales, environnementales et nationales des Américains. La renégociation de certaines dispositions des accords déjà conclus (Panama, Colombie et Corée du Sud) s’inscrit dans cette nouvelle démarche.

L’orientation résolument tournée vers l’Asie est un autre volet important de la nouvelle approche commerciale américaine. L’administration Bush avait amorcé ce virage, cherchant par là à regagner le terrain perdu. Reprenant à son compte l’initiative lancée par son prédécesseur en fin de mandat, le président Obama a fait du Partenariat transpacifique (TPP) l’une de ses grandes priorités. L’étendue du projet est pour l’instant limitée, mais l’Administration a l’intention d’en faire un accord-cadre ouvert à l’inclusion de nouveaux membres. L’objectif du projet est la formation d’une zone de libre-échange. Des négociations formelles ont débuté à Melbourne en mars 2010 et impliquent pour le moment huit pays, soit l’Australie, le Brunei, le Chili, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis et le Vietnam.

Par ailleurs, le gouvernement cherche à faire pression sur les principales économies excédentaires (la Chine notamment, pour ne pas la mentionner) afin de les encourager à modifier leur modèle de développement basé sur la croissance constante de leur surplus commercial. Les questions monétaires, notamment concernant la réévaluation du yuan chinois, ainsi que celles entourant le respect des droits de propriété intellectuelle (DPI) figurent au premier rang des priorités.

Enfin, l’Administration Obama a dévoilé son intention de procéder à de nombreuses réformes structurelles qui ont pour but d’encourager les entreprises américaines à exporter davantage. La révision des procédures de contrôle des exportations est une première étape de ce processus qui devrait être renforcé par des ressources techniques additionnelles, notamment dans les ambassades, et de nouvelles facilités de financement pour les exportateurs.

En somme, après une année 2009 marquée par l’incertitude et l’improvisation, l’Administration Obama paraît déterminée à reprendre l’initiative en matière commerciale, avec deux objectifs pourtant contradictoires : répondre aux inquiétudes de son électorat et de la population américaine en général à l’égard du commerce et des délocalisations d’une part et être davantage présent sur les nouvelles routes du commerce, celles de l’Asie plus précisément, d’autre part. Soutenir les uns tout en rassurant les autres ne constitue toutefois pas une stratégie commerciale.
Pour une mise en perspective de la politique commerciale américaine, voir le document suivant :

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