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Politique commerciale argentine

Un dossier préparé et dirigé par Pablo Gabriel Ferreira


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Résumé

Lorsque Néstor Kirchner (2003-2007) arrive au pouvoir en 2003, son équipe a la difficile mission de remettre l’économie argentine sur les rails après la terrible crise financière qu’elle venait de traverser. L’une de ses priorités est de rétablir les équilibres extérieurs et de relancer les exportations. Une nouvelle politique commerciale fut ainsi mise en place, avec trois grandes priorités : la diversification géographique et du contenu des exportations (multipolarité), l’ouverture conditionnelle du marché intérieur (réciprocité) et la négociation commerciale bilatérale et régionale. Les négociations commerciales n’ont guère connu de succès et, dans les faits, la nouvelle politique commerciale s’est surtout concentrée sur les marchés traditionnels du Brésil, des États-Unis et de l’Europe. Néanmoins, la dévaluation du peso aidant, le gouvernement Kirchner est parvenu à renverser la tendance et, grâce à la forte progression des exportations, à engranger d’important excédents commerciaux. Ainsi, l’Argentine a doublé ses exportations en valeur entre 2004 et 2008, passant de 34,5 milliards $ É.-U. à 70 milliards $ É.-U.

Même si le Brésil demeure encore aujourd’hui le principal partenaire commercial de l’Argentine, la relation entre les deux pays s’est fragilisée après l’adoption de politiques restrictives visant notamment les produits brésiliens, et ce, particulièrement dans les secteurs de l’automobile, de l’électronique et du textile. Durement touchée par la concurrence brésilienne à l’époque du peso surévalué, l’industrie argentine s’était effondrée pendant la crise financière de 2001-2002. Aussi est-ce pour lui permettre de se redresser que le gouvernement mit en place deux programmes particuliers, le Mécanisme d’adaptation compétitive et, dans le cadre du Mercosur, le Programme d’adaptation compétitive.

Stimulation des exportations d’un côté et limitation des importations de l’autre, la nouvelle politique commerciale permit à l’Argentine de renouer avec les excédents commerciaux et, surtout, avec la croissance économique, et ce, dès 2003, pour atteindre par la suite des niveaux avoisinant les 9 %. Par contre, la reprise de la demande intérieure et l’augmentation des prix des produits agricoles sur les marchés internationaux finirent par engendrer de fortes pressions inflationnistes, de 10 % par année en moyenne entre 2005 et 2007. Face à cette nouvelle situation, le gouvernement de Cristina Kirchner adopta une politique de taxation des exportations de produits agricoles, et ce, afin de dissocier les prix intérieurs des prix internationaux. Très critiquée à l’étranger, la mesure souleva également, à l’intérieur, les critiques les plus vives de la part des producteurs et provoqua une crise politique entre le gouvernement et les représentations patronales agricoles.

La nouvelle politique commerciale a, malgré les critiques et certaines mesures contestables, eu des effets positifs tant sur les comptes extérieurs que sur la croissance économique. Toutefois, la composition des exportations n’a guère changé, concentrées qu’elles sont sur les matières premières. Il faut dire aussi que la hausse des prix des matières premières, celle des termes de l’échange qui a suivi ainsi que la demande de la Chine pour certains produits sont tous des facteurs ayant créé un climat de facilité à l’exportation peu propice aux changements à long terme. Cela dit, si en peu de temps la Chine est devenue le second partenaire commercial de l’Argentine, la médaille a aussi son revers : d’un côté, les exportations sont très ciblées et, de l’autre, les importations, en progression rapide, mettent à mal l’industrie manufacturière, toujours aussi peu compétitive.

Source : CEI/INDEC pour le premier semestre de 2009.
Source : CEI/INDEC pour le premier semestre de 2009.

Source : CEI/INDEC pour le premier semestre de 2009.
Source : CEI/INDEC pour le premier semestre de 2009.

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