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Colloque Regards croisés sur les révolutions agricoles

Palais Beaumont, Pau (France), 9 décembre 2011


Depuis le XVIII siècle, trois révolutions agricoles ont bouleversé la façon dont une humanité de plus en plus nombreuse satisfait ses besoins alimentaires.

La première révolution est marquée par l’abandon de la jachère et la mise en œuvre d’assolements faisant se succéder cultures céréalières et cultures fourragères : elle se systématise en Angleterre au XVIIIe siècle, à travers la mise en œuvre de l’assolement dit du Norfolk puis s’étend à l’ensemble de l’Europe du Nord-Ouest.

La deuxième révolution est celle du XXe siècle, associée à la généralisation de la mécanisation et de la motorisation, à l’utilisation des engrais chimiques et des produits phytosanitaires ainsi qu’à un saut qualitatif en matière de semences avec la mise au point des semences hybrides ; sa généralisation dans les pays en développement dans les années 1960 et 1970 sera associée à sa dénomination sous le vocable de « révolution verte ».

Une nouvelle révolution agricole se profile aujourd’hui, associée aux biotechnologies mais sans y être réductible dans la mesure où elle va de pair avec de nouvelles techniques culturales connues sous le nom de techniques culturales simplifiées.

Ces révolutions ne se limitent pas à des innovations agronomiques. Elles modifient l’articulation de la production agricole avec les écosystèmes tout comme les relations diverses que les hommes nouent entre eux à l’occasion de cette production. Toutes ces révolutions ne sont pas allées et ne vont toujours pas sans incompréhensions et sans oppositions, tant elles viennent troubler l’ordre établi des routines productives des agriculteurs, dans leurs techniques et leur environnement juridique, et suscitent éventuellement de grandes peurs alimentaires et/ou environnementales, spontanées ou manipulées.

Aucune approche mono disciplinaire n’est susceptible de rendre compte de l’extrême complexité des révolutions agricoles : en effet celles-ci constituent un magnifique exemple de la complexité de l’interaction entre les innovations technologiques, leur perception par les acteurs sociaux qui les mettent en œuvre activement ou les subissent passivement, ainsi que des transformations juridiques, sociales, environnementales ou paysagères qu’elles nécessitent ou induisent.

Droits d’inscription : 40 Euros

L’inscription comprend la participation au colloque, l’accès à l’exposition « Agricultures et Céréales du Monde », les pauses café et l’envoi de l’ouvrage Regards croisés sur les révolutions agricoles publié au 1ER semestre 2012 par le Groupe France Agricole.

Le règlement se fera par chèque à l’ordre de M. l’Agent Comptable de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour ou par virement (Bons de commande administratifs acceptés - Cartes banquaires non acceptées). L’inscription sera définitive après réception du paiement.

Les inscriptions tardives, le jour du colloque, se feront contre
règlement en espèces, en fonction du nombre de places disponibles.

Pour toute question relative à l’inscription contacter Sylvain MARTY :
sylvain.marty@univ-pau.fr
Tél : 0(33) 05.59.40.72.53
Fax : 0 (33) 05.59.40.72.55

Inscrivez-vous le plus tôt possible, nombre de places limité.

Mots-clés : Le CEIM ailleurs
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