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APPEL À PROPOSITIONS

ACÉLAC 2015 : Panaméricanismes critiques – solidarités, résistances et territoires


L’ASSOCIATION CANADIENNE DES ÉTUDES LATINOAMÉRICAINES ET DES CARAÏBES (ACÉLAC), LA FACULTÉ DES SCIENCES SOCIALES DE L’UNIVERSITÉ DU COSTA RICA et LA FACULTÉ LATINOAMÉRICAINE DE SCIENCES SOCIALES (FLACSO)

VOUS INVITENT AU CONGRÈS

ACÉLAC 2015 : Panaméricanismes critiques – solidarités, résistances et territoires

qui se tiendra à la Faculté des sciences sociales de l’Université du Costa Rica, à San José, au Costa Rica du 8 au 10 juillet 2015.

Ce congrès est organisé grâce à une collaboration tripartite entre la FLACSO, représentée par le Secrétariat général et la Direction du Costa Rica, la Faculté des sciences sociales de l’Université du Costa Rica, représentée par M. Francisco Enríquez Solano et l’ACÉLAC représentée par Mme Jessica Stites Mor.

L’ACÉLAC – Association canadienne des études latinoaméricaines et des Caraïbes- diffuse et promeut les connaissances produites en et sur l’Amérique latine et les Caraïbes, ainsi que leurs diasporas, à travers des réseaux d’échange et de collaboration au Canada. L’association réunit des chercheurs(es), des étudiants(es) gradués(es), ainsi que des organisations sociales et militantes en leur offrant un espace de réflexion et de débat, en particulier à travers son congrès annuel et sa Revue canadienne des études latinoaméricaines et caraïbes (www.can-latam.org/fr).

L’Université du Costa Rica (Universidad de Costa Rica ou UCR) – est une institution autonome d’enseignement supérieur. Elle est constituée d’une communauté de professeurs(es), d’étudiants(es) et de personnels de soutien, dédiée à l’enseignement, à la recherche, à l’action sociale, à l’étude, à la méditation, à la création artistique et à la diffusion des connaissances (www.ucr.ac.cr).

La FLACSO (Facultad Latinoamericana de Ciencias Sociales) – est un organisme international d’éducation supérieure et de recherche concernant les sociétés latinoaméricaines. Il est constitué de 18 États membres et réalise des activités académiques au sein de 13 pays d’Amérique latine et des Caraïbes (www.flacso.org).

Le thème du 34e congrès de l’ACÉLAC est : Panaméricanismes critiques : solidarités, résistances et territoires

Le panaméricanisme possède une histoire longue et complexe. En tant que concepts, idées, discours, possibilités et même rêves, panaméricain et panaméricanisme, apparaissent et disparaissent, sont définit et redéfinit, acceptés et rejetés, par différents acteurs à différents moments historiques. Au sud du Río Grande, panaméricain et panaméricanisme ont fait partie de la pensée de Simón Bolívar. Plus tard, entre 1880 et 1890, les termes panaméricain et panaméricanisme apparaissent aux États-Unis, élargissant ainsi vers le nord le territoire concerné. À partir de cette époque, le panaméricanisme fait son entrée dans le sens commun. Il réfère à des intérêts communs, des similitudes, des histoires semblables et des géographies partagées.

Avec le temps, la réalité panaméricaine se naturalise et s’institutionnalise. L’idée d’avoir quelque chose en commun entre les pays de l’Amérique repose à la base d’entités politiques comme l’Organisation des États américains, à laquelle le Canada adhère en 1990 ; d’organismes voués à la santé comme l’Organisation panaméricaine de la santé ; de compétitions sportives comme les Jeux panaméricains ; et d’institutions économiques comme la Banque Interaméricaine de Développement. Même si sa portée est large, le terme « panaméricanisme » demeure ambigu puisque les différences en Amérique relèvent d’histoires diverses, de cultures distinctes, d’une multitude de langues, de la richesse d’une minorité et de la pauvreté de la majorité. Ce qui explique que les termes panaméricain et panaméricanisme aient été et demeurent autant invoqués qu’oubliés, acceptés que rejetés, et sont constamment interprétés et réinterprétés.

Au cours du XXe siècle, les relations économiques dans les Amériques ont favorisé la suppression sélective des frontières pour les biens et capitaux, l’hybridation culturelle, le renforcement des différences sociales, une conception de l’individualisme en tant que vertu et la compétition comme loi naturelle. Toutefois, à partir de la fin du XXe siècle, le panaméricanisme acquière une nouvelle dynamique ; une dynamique de résistance au néolibéralisme et aux dictatures qui ont, à partir des années 1960, restructuré institutions, économies, idéologies et manières de vivre. Le nouveau discours du panaméricanisme comporte une connotation de solidarité apparente, par exemple, dans la création de la Communauté des États latinoaméricains et caraïbes (CELAC), ou dans la mise sur pied de l’Union des nations sudaméricaines (UNASUR) pour faire contrepoids à l’Organisation des États américains. Des millions de migrants se sont par ailleurs déplacés à la recherche d’emploi, panaméricanisant ainsi leurs identités, et rencontrant parfois des solidarités sur leur chemin. Ces solidarités demeurent cependant mineures devant les menaces auxquelles font face les migrants, telles que la militarisation des frontières, l’emprisonnement et la persécution.

Le congrès de San José, qui se tiendra sur le territoire du peuple Huetar, invite chercheurs(es), universitaires, artistes, écrivains(es) et organisations sociales à analyser les réalités concrètes que prend le panaméricanisme et à imaginer des panaméricanismes plus inclusifs, tant au niveau social et économique qu’au niveau politique ; à réfléchir sur les relations entre le Canada et l’Amérique latine et les Caraïbes, ainsi que leurs diverses populations ; et finalement, à partager différentes propositions concernant, entre autres, la souveraineté alimentaire, la protection de l’environnement, le travail communautaire, l’économie sociale, ainsi que la protection de la biodiversité et des savoirs locaux. La date limite pour soumettre une proposition de panel, de présentation individuelle, de table-ronde ou d’affiche est le 27 février 2015. Les propositions peuvent se faire en français, anglais, espagnol ou portugais. Les participants(es) sont invités(es) à sélectionner un axe thématique parmi les suivants pour présenter leur proposition individuelle ou de groupe :

Axes thématiques :
1. Études internationales : panaméricanismes critiques, sécurité, paix et conflit, migration, diaspora, coopération et citoyenneté.

2. Histoire, processus et construction de la mémoire, incluant la littérature, le cinéma, le quotidien et les média de communication de masse.

3. Construction des identités et diversité : genre et sexualités, ethnicité, autochtonie, religiosité, classe et nationalisme.

4. Société, économie et développement : mouvements sociaux et société civile, environnement, politique, économie et société.

Il n’est pas nécessaire d’être membre de l’ACÉLAC pour envoyer une proposition ; les participants(es) sélectionnés(es) devront cependant être membres pour assister au congrès (www.can-latam.org/fr/membership). Tous les participants(es) seront dans l’obligation de 1) payer leur adhésion et 2) s’inscrire au Congrès avant le premier mai pour figurer dans la programmation officielle. L’ACÉLAC offrira un tarif avantageux pour les inscriptions anticipées.

Visitez le site http://www.can-latam.org/fr/congress/2015/panamericanismes-critiques-%E2%80%93-solidarites-resistances-et-territoires pour en savoir davantage sur l’ACÉLAC et sur le congrès, de même que pour prendre connaissance des modalités d’inscriptions.

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Pour une version en anglais, espagnol ou portugais, visitez le site web du congrès.

Mots-clés : Call for papers
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